C’est la rentrée

Je vérifie le cartable sans oublier la trousse avec ses stylos de couleur, un crayon, une gomme, un rouleau de scotch.

Tout y est, rien n’a été oublié, même si tout n’est pas neuf, la crise est passée par là.

Il me faut oublier les serviettes de plage, les palmes, la planche de surf, les tongs. Que m’annonce l’avenir ?

Payer les impôts sur le revenu, la taxe d’habitation, la taxe foncière; inscrire les enfants à la cantine, au service des cars scolaires, aux TAP, décider quels sports vont-ils faire, quelles activités culturelles et manuelles vont leur plaire. Ne rien oublier, plein de démarches à faire. Mais pour cela je n’ai pas Internet ; j’enfourche donc mon vélo, à mes risques et périls, sans piste cyclable sur des rues abimées constellées de grosses ornières qu’il faudra reboucher.

Que cet été devient lointain, avec sa météo capricieuse, mais au moins nous n’avons pas eu trop chaud, les bouchons perrosiens bien connus (ce ne sont pas des friandises) se sont accrus avec notre nomination au village préféré des français en 2015.

La dette, les emprunts toxiques, les diminutions des dotations de l’état, sont le leitmotiv de ce début de mandature. Il faudra faire avec puisque nous ne pouvons pas faire sans. C’est une figure imposée. Parkings gratuits, parkings payants, aire pour les campings cars, aires de covoiturage, aire des gens du voyage, les logements sociaux à bâtir, tout tourne dans ma tête.

Nous n’avons pas de temps à perdre, il faut agir. Agir dans la concertation, la vraie, sans précipitation mais avec célérité, tel doit être l’objectif de tout un chacun.

Concerné, attentif aux propositions que nous attendons, nous le sommes. Il faut prendre à bras le corps les problèmes auxquels nous sommes confrontés.

L’été est bien derrière nous,

C’est la rentrée.